Pourquoi aller voir un psychologue ?

Pourquoi consulter un psychologue ?
Bien que consulter un psychologue soit aujourd’hui plus courant qu’auparavant, de nombreuses idées reçues circulent encore autour de la psychothérapie.
Des phrases comme :
« Je n’ai pas besoin d’un psy, je ne suis pas fou »,
« En quoi parler à un inconnu pourrait m’aider ? »,
ou encore « Je n’ai pas envie que quelqu’un entre dans ma tête »,
reflètent certaines des résistances fréquemment associées à la démarche.
Pourtant, il n’est pas nécessaire d’aller mal pour consulter. Le simple désir de mieux se connaître, de comprendre certains comportements, ou de modifier des schémas de pensée répétitifs est une raison tout à fait légitime pour entamer un suivi. Il peut aussi s’agir d’un besoin d’améliorer ses relations, son estime de soi, ses capacités d’adaptation, ou de mieux vivre certaines émotions.
De plus en plus de professionnels, étudiants, parents, et même sportifs de haut niveau consultent un psychologue pour préserver leur santé mentale ou optimiser leurs performances. Car la santé mentale, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est un état de bien-être qui permet à chacun :
« de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’apporter une contribution à la communauté ».
Dans cette perspective, la consultation d’un psychologue peut aussi s’inscrire dans une démarche préventive ou de préparation à des événements personnels ou professionnels importants.
Quand consulter ?
La souffrance psychique est souvent ce qui pousse à franchir le pas. Elle peut faire suite à des événements de vie bien identifiables :
séparation, deuil, perte d’emploi, naissance, déménagement, épuisement, etc.
Mais elle peut également se manifester de manière plus diffuse, sans cause évidente, sous forme d’un mal-être, d’une perte d’élan vital, d’anxiété, d’irritabilité, ou de sentiment de vide.
Dans certains cas, cette souffrance s’accompagne de troubles cognitifs ou comportementaux :
- troubles de l’attention,
- troubles anxieux,
- troubles du sommeil,
- troubles alimentaires,
- addictions, etc.
Ces symptômes sont très personnels, chacun les vit à sa manière. Ils ne traduisent pas toujours une pathologie, mais lorsqu’ils deviennent envahissants ou nuisent à votre qualité de vie, il peut être utile — et souvent nécessaire — de demander de l’aide.
En tant que psychologue, je suis là pour vous accompagner dans la compréhension de ce que vous traversez. Ensemble, nous mettons des mots sur votre expérience et identifions les mécanismes à l’œuvre, afin de vous aider à rompre avec les schémas répétitifs et à envisager d’autres façons de penser, de ressentir et d’agir.
Le rôle du symptôme
Un symptôme — qu’il soit physique ou psychique — est toujours le signal d’un conflit interne.
Prenons l’exemple de la toux : elle signale que le corps réagit à une agression, souvent virale. Elle est une tentative de défense de l’organisme.
De la même manière, les symptômes psychiques (ruminations, angoisses, insomnies, addictions, etc.) traduisent des conflits intérieurs, souvent inconscients : entre désirs et interdits, émotions opposées, pensées contradictoires… Le symptôme devient alors une manière pour le psychisme de signaler qu’un déséquilibre est là — et aussi une tentative, parfois maladroite, de le résoudre.
Dans une démarche thérapeutique, nous cherchons à comprendre la fonction de ce symptôme, à l’écouter plutôt qu’à le faire taire, afin d’accéder à une meilleure compréhension de soi. Cela permet peu à peu de retrouver de la liberté dans ses choix et dans sa façon de vivre.